Quatre personnes, dont trois femmes, ont été blessées ce samedi 5 avril 2025, à la suite d’une altercation survenue à Djatéla, un district de la commune urbaine de Siguiri, entre des populations locales et des agents d’une société minière chinoise opérant dans la zone.
Selon des témoignages concordants recueillis sur le terrain, le conflit est né d’une revendication sociale exprimée par les femmes du district. Ces dernières réclamaient l’accès aux sites d’orpaillage abandonnés par l’entreprise afin de pouvoir en extraire les résidus exploitables pour subvenir à leurs besoins économiques. Elles s’étaient mises à laver les latérites dans des trous déjà creusés par la société, lorsqu’elles ont été dispersées par des agents de sécurité à l’aide de gaz lacrymogènes.
Le bilan de cette intervention fait état de quatre blessés. Le docteur Abdoulaye Bachirou Condé, médecin lieutenant du Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale, en poste à l’hôpital préfectoral de Siguiri, a confirmé la prise en charge des victimes et livré les premiers éléments médicaux :
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Mory Camara, 67 ans, marié et père de 22 enfants, souffre d’un traumatisme crânien sans perte de conscience.
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Aïcha Doumbouya, 28 ans, ménagère, présente une plaie traumatique à l’épaule et au bras gauche.
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Mariame Keïta, 18 ans, célibataire, souffre également d’un traumatisme crânien sans perte de conscience.
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Aïcha Camara, 28 ans, est atteinte d’un traumatisme crânien et d’une fracture fermée du majeur droit.
Les circonstances exactes de l’altercation restent floues pour le moment. Une enquête a été annoncée afin d’identifier l’origine des violences, notamment les armes ou moyens utilisés pour disperser les femmes.
Ce nouvel incident met en lumière la tension persistante entre certaines communautés rurales et les sociétés minières étrangères, souvent accusées de marginaliser les populations locales dans l’exploitation des ressources.
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