Sécurité

Niger : 44 morts dans une attaque contre une mosquée à Fonbita, région de Kokorou

Niger : 44 morts dans une attaque contre une mosquée à Fonbita, région de Kokorou

Une attaque armée survenue vendredi 21 mars 2025 a causé la mort d’au moins 44 personnes dans le village de Fonbita, situé dans la région de Kokorou, au sud-ouest du Niger. Le drame s’est déroulé dans une mosquée, lors de la prière de l’après-midi en ce mois de Ramadan. Le bilan provisoire communiqué par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Toumba, fait également état de 13 blessés, dont 4 en état grave.

Selon les informations officielles relayées par la télévision nationale, des individus armés non identifiés ont encerclé la mosquée aux environs de 14 heures avant d’ouvrir le feu sur les fidèles rassemblés pour la prière. Après avoir attaqué les civils, les assaillants ont incendié le marché du village ainsi que plusieurs habitations, provoquant un mouvement de panique parmi les habitants.

Le gouvernement nigérien a fermement condamné cet acte, qualifié de « sauvage » et « inhumain ». Dans un communiqué officiel lu à la télévision publique nigérienne, les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie en vue d’identifier les auteurs de l’attaque et de les traduire en justice.

En réponse à cette tragédie, le gouvernement a déclaré un deuil national de 72 heures, à compter du samedi 22 mars 2025, en mémoire des victimes.

Le village de Fonbita se trouve dans le département de Téra, une zone située dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso. Cette zone fait partie de la région dite des « trois frontières », où plusieurs groupes armés affiliés à Daech et Al-Qaïda opèrent régulièrement.

Ces derniers mois, les attaques se sont multipliées dans cette partie du pays. Le 15 mars 2025, un détachement des Forces armées nigériennes a été attaqué par des éléments armés sur un site aurifère du département de Téra. Le bilan communiqué à l’époque faisait état de 9 militaires tués, 7 blessés et 45 assaillants neutralisés.

Bien qu’aucun groupe n’ait revendiqué l’attaque au moment de la publication de cet article, les autorités nigériennes l’attribuent à des éléments armés liés à l’organisation terroriste Daech au Grand Sahara (EIGS). Cette organisation est active dans l’ouest du Niger, notamment dans les zones rurales et frontalières.

À la suite de cette attaque, des dispositifs de sécurité renforcés ont été déployés dans la région. Le ministre de l’Intérieur a assuré que « tout sera mis en œuvre pour assurer la protection des populations civiles et lutter contre la présence des groupes terroristes dans la région ».

 

 

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