Au Kenya, le procès de quatre personnes accusées de trafic illégal de fourmis suscite l’attention des défenseurs de la biodiversité. Le verdict, initialement attendu, sera finalement rendu le 7 mai 2025 à Nairobi, afin de permettre au tribunal d’examiner un rapport détaillé du Kenya Wildlife Service (KWS) sur l’impact environnemental de cette activité.
Les faits remontent au 5 avril 2025, date à laquelle deux jeunes ressortissants belges âgés de 19 ans ont été arrêtés dans le comté de Nakuru en possession de 5 000 fourmis, soigneusement conservées dans 2 244 tubes à essai remplis de coton. Deux autres individus — un Kényan et un ressortissant vietnamien — ont également été appréhendés à Nairobi, avec 400 fourmis supplémentaires sur eux.
Lors de l’audience tenue ce mercredi, la magistrate Njeri Thuku a expliqué que la lecture du rapport d’impact, qualifié de « déclaration d’impact sur la victime », est essentielle pour comprendre la portée réelle de ce trafic.
« Le ministère public a préparé une déclaration d’impact sur la victime : Trafic illégal de fourmis du Kenya vers l’Asie, l’Europe et l’Amérique. Cela illustre pourquoi ce trafic est préoccupant », a précisé la magistrate avant d’annoncer la date du verdict.
Le Kenya Wildlife Service a dénoncé l’exportation clandestine de ces insectes, soulignant qu’elle constitue une violation des droits souverains du pays sur sa biodiversité et prive les communautés locales ainsi que les institutions scientifiques des bénéfices potentiels liés à la recherche ou aux retombées économiques.
Ce dossier met en lumière un pan souvent méconnu du trafic d’espèces, désormais au cœur des préoccupations internationales liées à la protection de la biodiversité.
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